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Prévention de la DMLA

Au sein des pays industrialisés, la Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age  est la première cause de malvoyance et de cécité dite « légale » (acuité visuelle inférieure à 1/20ème) chez les individus âgés de plus de 50 ans.

Les niveaux de prévention

Prévention DMLA : 3 niveaux

En ce qui concerne la DMLA, on dénombre 3 niveaux de prévention :

  • La prévention primaire : dépistage des personnes à risque avant que les signes initiaux de la pathologie se manifestent dans le but de leur présenter des solutions pour se protéger.
  • La prévention secondaire permet de limiter l’évolution des lésions, en agissant avant que les symptômes se manifestent.
  • La prévention tertiaire vise à réduire les complications de la Dégénérescence Maculaire Liée à l’âge, pour limiter les conséquences de la pathologie et améliorer la qualité de vie des malades.

Comment prévenir la DMLA ?

Une bonne hygiène de vie

Une hygiène de vie saine peut aider la personne à éviter l’apparition ou l’aggravation de nombreuses malades comme le cancer, les maladies cardiovasculaires ou encore le diabète. C’est également le cas pour la DMLA.

Les indications sont faciles à suivre :

  • Ne pas fumer
  • Avoir une alimentation variée et équilibrée : consommer des fruits, des légumes, du poisson ou encore des graines oléagineuses
  • Pratiquer une activité physique régulière, adaptée à sa condition physique (marche...)
  • Suivre son poids et son taux de cholésterol

Les aliments conseillés pour lutter contre la DMLA

Les nutriments possèdent des propriétés antioxydants aidant l’organisme à se battre contre le stress oxydatif.

Les aliments les plus efficaces pour lutter contre la DMLA sont :

  • La vitamine C : Il est conseillé de consommer des fruits et légumes comme les melons, agrumes, fraises, mûres, poivrons, choux, etc.
  • La vitamine E : huiles vierges d’olive ou de colza, fruits oléagineux (noix, amandes...), fenouil, salsifis, avocats, épinards, persil, mangues, châtaignes, myrtilles, etc.
  • Le zinc : Les aliments iodés comme les huîtres, coquillages, crustacés, mais également la viande rouge, le pain complet, le jaune d’œuf, le poisson, les légumes secs, etc.
  • La lutéine et la zéaxanthine : choux, brocolis, épinards, laitue, navets, petits pois, maïs, haricots verts, carottes, céleri, etc.
  • Les acides gras essentiels (omégas 3) : Certains poissons comme le saumon, truite, sardine, anchois, mais également les noix, noisettes, amandes, etc. Ils permettent d’assurer la fonction des photorécepteurs (les cellules rétiniennes sensibles à la lumière) et la lutte contre l’inflammation, qui jouent un rôle dans la manifestation de la DMLA.

Compléments alimentaires et DMLA

  • Les compléments alimentaires peuvent uniquement être consommés par les personnes présentant de hauts risques à être atteint par la DMLA
    La composition des compléments alimentaires disponibles est toujours dans les normes de ce qui a été prouvé par l’étude AREDS réalisée en 2001.
    La « formule idéale » n’a pas encore été déterminée scientifiquement. À l’heure actuelle, l’étude AREDS prouve que l’ingestion de doses importantes de certains anti-oxydants diminue de 25% la probabilité pour les individus à haut risque de développer une DMLA dans les 5 années.
    D’autres études en cours comme AREDS 2 et NAT-2 cherchent à prouver l’intérêt d’une supplémentation en lutéine, zéaxanthine et oméga 3 («bonnes graisses»), et à en évaluer le cas échéant les doses minimales efficaces.
    Les travaux en cours et à venir devraient également nous en dire davantage sur le rythme optimal de prise des compléments alimentaires (à vie ? par cures ?).
  • Actuellement, les compléments alimentaires semblent constituer la meilleure solution pour ralentir les DMLA de types atrophiques (sans néo-vaisseaux).
    Les compléments alimentaires doivent être pris à bon escient, sur recommandation d’un  médecin.
    Ils ne doivent pas pour autant se substituer à une alimentation saine, variée et équilibrée.
    Le patient devra indiquer à ses médecins toute prise de compléments  alimentaires, afin d’écarter les risques de surdosage ou d’interaction médicamenteuse.

Plus d'informations sur la DMLA

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Contenu modifié le 20/02/17